Le Social Commerce, un phénomène qui prend de l’ampleur, Colissimo révèle les chiffres en France
Colissimo publie la deuxième édition de son Baromètre du Social Commerce, réalisé avec l’Ifop. Cette nouvelle vague révèle une progression du social commerce dans les usages des Français : les réseaux sociaux ne sont plus seulement des espaces d’inspiration et de découverte, ils s’intègrent désormais totalement dans le parcours d’achat, jusqu’à la transaction.
« Le social commerce marque une nouvelle étape dans l’évolution du e-commerce, portée notamment par les jeunes générations, mais qui s’inscrit dans une tendance de fond. Pour tous les e-commerçants, petits et grands, l’enjeu est de saisir cette opportunité et d’en maîtriser les codes. C’est aussi un formidable levier d’émergence pour des jeunes marques innovantes, capables de créer une relation directe avec leurs communautés. Lorsque l’inspiration, la découverte et l’achat se déroulent dans un environnement fluide et instantané, cette promesse doit se poursuivre jusqu’à la réception du produit. La confiance est donc plus que jamais au cœur de l’expérience. Elle repose sur la sécurité des transactions, la fiabilité des vendeurs, mais aussi sur la qualité de l’exécution logistique : une livraison fiable, un suivi clair et des retours simples sont essentiels pour accompagner durablement ces nouveaux usages » déclare Jean-Yves Gras, directeur général de Colissimo.
En six mois, la part des Français déclarant avoir déjà acheté un produit en payant directement sur un réseau social est passée de 9 % à 15 %, soit une progression de +6 points. La dynamique est particulièrement marquée chez les moins de 25 ans : 39 % déclarent avoir déjà effectué un achat en payant directement sur un réseau social.
Cette progression s’inscrit dans une évolution plus large des comportements. Les réseaux sociaux concentrent désormais plusieurs étapes du parcours d’achat : découverte d’un produit, recherche d’informations, consultation d’avis et, de plus en plus, achat. L’enjeu n’est donc plus seulement d’être visible sur les réseaux sociaux, mais de proposer une expérience cohérente et rassurante jusqu’à la livraison.
Les réseaux sociaux s’installent au cœur du parcours d’achat
Le Baromètre montre d’abord l’ampleur de l’usage des réseaux sociaux en France : 91 % des Français utilisent au moins un réseau social, une proportion qui atteint 100 % chez les moins de 25 ans. Chez ces derniers, TikTok est le deuxième réseau social cité et le premier chez les 15-17 ans.
Au-delà du divertissement, l’étude révèle que ces plateformes jouent un rôle croissant dans la préparation des achats. 52 % des Français qui utilisent les réseaux sociaux déclarent les utiliser pour voir un produit en situation d’utilisation réelle et 52 % pour se renseigner sur des produits ou des marques qu’ils connaissent déjà. Près d’un Français sur deux les utilise également pour découvrir de nouveaux produits ou de nouvelles marques (49 %) ou recueillir des avis d’utilisateurs (49 %).
Chez les moins de 25 ans, ces usages sont encore plus marqués : plus de huit sur dix utilisent les réseaux sociaux pour préparer leurs achats, qu’il s’agisse de découvrir de nouveaux produits, de se renseigner sur des marques, de voir les produits en situation ou de consulter les avis d’autres utilisateurs.
Le social commerce gagne en visibilité et en adoption
L’étude révèle également une progression de la connaissance du social commerce. 46 % des Français savent désormais qu’il est possible d’acheter un produit en payant directement sur un réseau social, contre 37 % fin 2025, soit +9 points en six mois. Cette proportion atteint 78 % chez les moins de 25 ans.
Cette meilleure connaissance s’accompagne d’une progression de l’usage. 15 % des Français déclarent avoir déjà acheté un produit en payant directement sur un réseau social, contre 9 % lors de la première vague. Chez les moins de 25 ans, cette proportion atteint 39 %.
Une expérience qui convainc les consommateurs qui l’ont testée
Le Baromètre révèle également un niveau de satisfaction élevé parmi les Français ayant déjà expérimenté le social commerce. 87 % des Français ayant déjà acheté sur un réseau social se déclarent satisfaits de leurs achats, contre 82 % en 2025. La proportion de consommateurs se déclarant « très satisfaits » atteint 36 %, contre 26 % lors de la première vague.
L’étude montre par ailleurs que cette expérience peut s’inscrire dans la durée : ⅔ des acheteurs réalisent au moins un achat par trimestre sur les réseaux sociaux. Au cours des douze prochains mois, 61 % prévoient de maintenir ou d’augmenter leurs achats, dont 16 % envisagent de les augmenter.
Promotions, découverte et instantanéité stimulent le passage à l’achat
Selon le Baromètre, plusieurs facteurs contribuent au passage à l’achat via les réseaux sociaux. Les consommateurs citent en premier lieu une promotion ou un avantage exclusif (35 %). Viennent ensuite la découverte d’un produit qu’ils ne connaissaient pas (28 %) et le côté rapide, pratique et immédiat de l’achat (28 %). Les vidéos ou stories qui donnent envie d’essayer un produit arrivent également parmi les principaux déclencheurs (28 %).
L’étude met ainsi en lumière une caractéristique du social commerce : le rapprochement entre contenu et transaction. Une vidéo, une recommandation ou la découverte d’un produit peut directement déboucher sur l’achat.
Confiance et livraison : les conditions de la poursuite du développement
Le Baromètre montre toutefois que la confiance demeure un enjeu central pour les consommateurs qui n’achètent pas encore sur les réseaux sociaux. Parmi les Français qui n’achètent pas sur ces plateformes, 56 % citent la peur des arnaques, 39 % la méfiance à l’égard des vendeurs présents sur les réseaux sociaux et 34 % la réticence à partager leurs informations bancaires.
Une fois l’achat réalisé, l’étude fait apparaître d’autres points de vigilance, notamment autour de l’exécution de la commande. Les délais de livraison trop longs constituent le premier problème cité par les acheteurs (33 %), devant les difficultés à contacter le vendeur (19%), les produits reçus de mauvaise qualité (17 %), les produits non conformes (16 %) les produits non reçus ou les situations assimilées à une arnaque, les problèmes de transaction ou les difficultés à effectuer un retour (15 % dans les trois cas).
Ces résultats soulignent, selon le Baromètre, que l’expérience d’achat ne s’arrête pas au paiement. Livraison, suivi de commande, retours et relation avec le vendeur constituent autant de points de contact qui participent à l’expérience du consommateur et à sa confiance. Pour les acteurs du e-commerce, l’étude met ainsi en évidence l’importance de l’exécution logistique dans l’expérience client, alors que les parcours d’achat deviennent toujours plus intégrés et instantanés.
L’intelligence artificielle dessine déjà une nouvelle étape du parcours d’achat
Au-delà du social commerce, le Baromètre met enfin en lumière l’émergence de nouveaux parcours d’achat intégrant l’intelligence artificielle. 51 % des e-acheteurs se déclarent prêts à utiliser un outil d’IA permettant de rechercher un produit, de comparer les offres et de finaliser un achat jusqu’au paiement directement dans l’outil. Cette proportion atteint 68 % chez les moins de 25 ans.
Comme pour le social commerce, l’étude montre que cette adoption reste conditionnée à la confiance. Parmi les principaux freins figurent les craintes liées au paiement, la protection des données personnelles et le manque de confiance dans ce type d’outil.
Méthodologie du baromètre Colissimo x IFOP 2026
L’étude a été réalisée par l’IFOP pour Colissimo auprès d’un échantillon de 2 180 français âgés de 15 ans et plus, représentatif de la population française, dont 170 jeunes de 15 à 17 ans et 295 jeunes de 18 à 24 ans. L’enquête a été menée en ligne du 29 juin au 10 juillet 2026 au moyen d’un questionnaire auto-administré. Les résultats sont comparés à ceux de la première vague du baromètre réalisée en décembre 2025, afin de mesurer l’évolution des usages et de la perception du social commerce en France.
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