Le SBTi valide les objectifs de réduction des émissions de CO2 de Goodman Europe

Le consortium international SBTi (Science Based Targets initiative) a approuvé la stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre de Goodman Europe sur les scopes 1, 2 et 3 sur la base d’un scénario de limitation du réchauffement planétaire de 1,5°C. Une première mondiale dans le secteur de l’immobilier logistique.

Sur l’ensemble de son activité, Goodman Europe devient le premier développeur en immobilier logistique à s’inscrire scientifiquement dans l’objectif collectif de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 C° à l’horizon 2050. Un engagement fort, en ligne avec l’Accord de Paris et les recommandations du GIEC, qui a fait l’objet de l’approbation du SBTi, une organisation née du partenariat entre les plus grandes instances internationales luttant contre le réchauffement climatique : le Global Compact des Nations Unies, le World Resources Institute (WRI), le World Wildlife Fund (WWF) et le Carbon Disclosure Project (CDP). 

Une réduction de 55% sur le scope 3

Concrètement, Goodman est engagé d’ici à 2030 à réduire ses émissions sur les trois scopes définis par le SBTi. Les deux premiers concernent les émissions induites par le fonctionnement de l’entreprise : déplacements des collaborateurs, consommations énergétiques des bureaux… qui seront réduites de 70%. Le troisième volet, de loin le plus exigeant, est lié à l’activité même de développement immobilier (construction, consommations énergétiques des bâtiments…) et verra ses émissions réduites de 55%. « Beaucoup d’acteurs de notre secteur prennent des engagements uniquement sur les scopes 1 et 2. Hors, dans notre métier, les émissions de gaz à effet de serre sont à 99% liées au développement et à l’utilisation des bâtiments et font partie du scope 3. En s’engageant de la sorte, Goodman devient le premier développeur/investisseur en immobilier logistique à faire approuver ses objectifs de réduction par le SBTi sur ces trois volets, de surcroît en compatibilité avec le scenario de limitation de la hausse des températures mondiales à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels » explique Nicolas Otal, responsable RSE de Goodman France.

Mesurer, réduire et contribuer

Pour atteindre cet objectif Goodman a mis sur pied une stratégie climatique qui s’articule autour de trois fondamentaux : mesurer, réduire et contribuer. L’état des lieux des émissions de CO2 induites par l’ensemble des activités du Groupe, conclusion d’une année d’étude, a permis d’identifier les sources et quantifier leur impact respectif. Sur la base de ce bilan carbone, Goodman a pris une série d’engagements visant à réduire substantiellement l’impact environnemental de ses développements, en premier lieu desquels la production d’énergie renouvelable in situ, l’emploi de matériaux biosourcés, recyclés et de bétons bas carbone ou encore l’amélioration de l’isolation thermique. 

En dernier lieu, Goodman mène une politique de contribution visant à compenser 100% des émissions résiduelles par l’achat de crédits carbone certifiés ICROA[1] . Des actions locales pour la préservation de la biodiversité sont également réalisées en partenariat avec des associations et ONG (notamment l’ONF). 

« Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles nous avons décidé de rejoindre le SBTi. La plus importante est qu’elle est la méthodologie la plus reconnue au niveau international. Elle est l’expression de notre ambition climatique forte, basée sur une approche réelle et scientifique » souligne Marie Maggiordomo, responsable de l’innovation et de la RSE de Goodman Europe.

Lancé en juin 2015, le SBTi vise à encourager les organisations à définir et s’engager dans des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre en cohérence avec les préconisations scientifiques. Il regroupe à ce jour plus de 2.000 entreprises à travers le monde. Chaque année, elles sont tenues de communiquer leur niveau d’émissions de gaz à effet de serre et faire part de leurs progrès à la lumière des engagements qu’elles se sont fixées.


[1] International Carbon Reduction and Offset Alliance.